Les petites histoires liées à la création de chaque Sanqua.

Pour le premier post sur le sujet des coulisses de SANQUA, et notamment de celles de SPARK, je souhaitais m’atteler à la genèse d’un nouveau numéro. Vous vous demandez peut-être comment cela se passe.

Tout d’abord, bien avant que la rédaction commence par exemple sur SPARK2, nous avons déjà des sommaires préparés à l’avance pour SPARK3 et 4. Soit deux numéros à l’avance. Bien entendu, ils ne sont jamais définitifs, mais nous avons plusieurs options d’articles pour chaque rubrique, avec des préférences suivant le numéro. Cela nous permet d’avoir une visibilité sur ce que nous devons faire dans les prochains mois alors que nous travaillons déjà sur SPARK2. Ce plan pour SPARK3, en l’occurrence, contient le sujet, un auteur selectionné pour l’article en question, et une idée du nombre de pages dans le mag (assez vague). Avant de fixer ce plan, j’ai plusieurs échanges avec chaque auteur pour confirmer la faisabilité du sujet. Est-ce la bonne personne pour traiter ce sujet ? Est-il trop complexe? Pas assez encadré ? Trop vague ? Pas assez touffu ? Il ne s’agit pas non plus d’y passer des heures, mais d’atteindre un niveau raisonnable de précision.

La deuxième étape, c’est la création du planning. Alors que le planning était encore relativement vague pour les deux premiers SANQUA Spark, à partir du 3, nous commençons à mieux cerner toutes les micro-étapes nécessaires à la création du mag, et à passer en mode de « production », s’il on peut dire. Le but avoué est d’être mieux organisé, plus efficace et plus rapide au final pour sortir un numéro. Je compile cela sous forme de graphe Gantt, en définissant toutes les tâches individuelles à finaliser, et comment elles sont liées les unes aux autres. Suivant la rubrique, les tâches ne sont pas les mêmes, et nécessitent donc une personnalisation. Par exemple, alors qu’un article comme « Au fil du jeu » est davantage centré sur l’écriture de l’auteur, un article comme « The Factory » implique de nombreux contacts avec les développeurs avant de pouvoir commencer à rédiger quoi que ce soit.

Ce planning nous permet :

- de définir une date potentielle de sortie du mag, en tout cas notre objectif

- de suivre le progrès de l’équipe semaine par semaine ( taper éventuellement sur les gens en retard dans l’équipe :) )

- de prendre conscience des tâches qui se trouvent sur ce que j’appelle la « critical chain », soit celles qui, si elles ne sont pas terminées à temps, auront un impact direct sur la sortie du mag. Il est essentiel de faire en sorte que ces tâches en question ne soient jamais en retard.

- de mettre en parallèle certaines tâches qui n’ont pas raison d’être séquentielles. Par exemple, la recherche des images sur un article n’a pas à attendre la fin de la rédaction pour commencer.

Pour vous donner une idée de la taille de ce planning, comptez environ une centaine de lignes.

Nous verrons comment cela fonctionne avec SPARK3, mais on devrait éviter l’écueil d’avoir 6 mois entre deux numéros a priori.

Évidemment, tout ceci peut sembler un peu « strict » pour un mag amateur comme SANQUA, mais si l’on compare SANQUA Epsilon du premier cycle à SPARK1, c’est évident que le niveau des exigences n’est plus le même (et le montant de temps libre non plus), et il devient alors nécessaire d’adapter ses méthodes de travail en conséquence.

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